Afterwork
#Afterwork d’entreprise : est-il pénalisant de ne pas y participer ?

La question de Eneric

Bonjour, je travaille dans une TPE qui organise très régulièrement des afterworks et autres évènements internes en dehors des horaires de travail. J’ai joué le jeu pendant un an avec plaisir, mais je trouve à présent ces rendez-vous de plus en plus contraignants. De leur côté, mes collègues ne voient pas le problème : est-ce à dire que je devrais prendre sur moi ? Que décliner ces invitations pourrait me mettre à l’écart ?

La réponse de Sabine Desgrange

Sabine Desgrange est Manager des bureaux Spring France d’Annecy et de Grenoble.

Bonjour Eneric,

Vos doutes sont bien compréhensibles, et je pense que chacun d’entre nous peut être confronté à ce dilemme relevant de l’équilibre fragile entre « vie pro — vie perso », à un moment ou un autre de sa carrière.

Les afterworks, des moments professionnels conviviaux avant tout

L’objectif ultime d’un afterwork est de fédérer les membres de l’entreprise de développer la communication entre eux, que ce soit à l’échelle d’une TPE, d’une PME ou d’un de ses services (IT, Finance, Commerce, etc.). Mais on peut tout à fait avoir envie de participer à ce type d’évènements à certains moments, et être davantage en retrait à d’autres. C’est naturel ! La vie d’une entreprise, comme celle de ses collaborateurs, évolue : c’est justement ce qui rend le quotidien d’une organisation riche et créatif.

Donc, dans un premier temps, il est pertinent de ne pas ignorer votre ressenti Eneris, mais peut-être d’y prendre appui pour mieux comprendre son origine et trouver des solutions.

La participation aux afterworks organisés par son entreprise n’est pas une obligation professionnelle à proprement parler. Malgré tout, nombreux sont les collaborateurs qui apprécient ces moments durant lesquels ils créent des liens parfois plus forts que ceux tissés devant la machine à café, en open-space ou lors de réunions. Ces moments permettent d’échanger ensuite des « remembers » ou des anecdotes sympathiques.
Mais à certains moments, on peut aussi vivre les rendez-vous d’après bureau dans la contrainte, même si l’on est très bien intégré(e) au sein de son équipe et de son entreprise. Tout l’enjeu consiste à en cerner les raisons effectives.

Les raisons de participer, ou pas, aux évènements d’entreprise

Longs trajets domicile-travail, vie de famille, engagements extra-professionnels… L’articulation entre vie privée et vie au travail n’est pas toujours simple. Si vos difficultés à participer à un afterwork sont d’ordre personnel, n’hésitez pas à les évoquer auprès de votre entourage professionnel pour qu’il n’y ait pas de quiproquo à leur sujet.

Vos raisons sont peut-être aussi directement liées à votre sphère professionnelle : besoin de prendre de la distance par rapport au travail, sentiment de ne pas partager les mêmes centres d’intérêt voire le même état d’esprit que vos collègues… Dans tous les cas, un collaborateur rigoureux, performant et sympathique ne verra jamais son image professionnelle entachée s’il refuse de partager un moment en dehors du bureau. Le but étant d’y prendre du plaisir avant tout !

Mon conseil, Eneric ? Essayez de vous y joindre de façon occasionnelle, sans justifier vos moments d’absence dans les moindres détails.

L’importance de partager ses feedbacks sur la pertinence des thèmes abordés

Et si votre lassitude était tout simplement due au manque d’attractivité des évènements proposés, par exemple parce qu’ils sont trop fréquents ou aux thématiques répétitives ?

Les managers ou les équipes organisatrices d’afterworks font de leur mieux pour tenter de répondre aux besoins de chacun, et pour s’assurer que les activités et les thèmes proposés soient suffisamment adaptés. Mais pour s’y ajuster, votre feedback est indispensable ! N’hésitez pas à leur en faire bénéficier et à être force de proposition.

Dire les choses est, certes, parfois compliqué, car cela nous oblige à sortir de notre zone de confort. Mais en restant factuel et constructif, sans mettre qui que ce soit en porte-à-faux, c’est un moyen pour dénouer les situations et peut-être trouver des solutions collectives. La clé, c’est la communication !

Mini Bio

Sabine DESGRANGE est Manager des bureaux d’Annecy et Grenoble. Depuis plus de 5 ans, elle accompagne aussi bien ses équipes que les candidats à trouver le meilleur équilibre possible entre vie professionnelle et vie personnelle, motivation et réalisation. Ses outils ? Le dialogue et la bienveillance. Ses spécialités ? Le recrutement des profils de commerciaux.

Conseils pratiques
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