Collègue, je t’aime moi non plus

  • 26/09/2015
  • 09:32
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Vous êtes quasiment plus proche d’eux que de votre famille ou de vos amis, en tout cas durant le minimum des 8 heures de travail quotidien. Pourtant, personne ne vous a demandé si vous le vouliez ou même si vous les aimiez … Vos collègues peuvent être votre meilleur soutien mais aussi votre pire cauchemar pour peu que le courant ne passe pas. Si c’est effectivement votre cas, cela peut vite devenir embêtant tant personnellement que professionnellement, car la qualité de votre travail en sera directement impactée.

Ce fameux collègue, en espérant qu’il n’y a en qu’un, nous l’appellerons Relou et nous allons tâcher de trouver des solutions à cette situation qui ne peut pas/plus durer !

Relou vous agace, c’est devenu physique. Tout à commencé quand vous avez levé tous les soupçons sur le fait, que oui Relou est professionnellement bancal (le but de cet article est d’apporter un peu de positivisme dans votre relation, nous ne dirons donc pas que vous pensez que son cas relève clairement de l’erreur de casting, du malentendu …) et personnellement irritable.

    3 choix s’offrent alors à vous :
  • 1/ Vous lui dites clairement votre façon de penser – la guerre est alors déclarée, l’open spacedevient un champ de bataille, des camps se forment : le vôtre, celui de la force blanche face au darkside de Relou. Mesquineries, bassesses, pics, humiliations publiques, plus rien ne peut vous arrêter et félicitations vous avez contaminé tout l’étage !
    La hiérarchie s’empare du dossier, votre N+3 vous convoque (oui vous avez mis le bazar dans le service, si cela continue vous faites couler la boite, alors oui c’est le N+3 qui prend en charge votre cas). La suite des événements ressemble vaguement à un conseil disciplinaire de collège, voire une convocation chez la CPE après la récré. Vous devez justifier votre comportement (Relou aussi, mais l’important c’est vous). Vous avez l’air d’un enfant, tête basse, votre comportement est injustifiable. Vous êtes montré du doigt. Votre ego en prend un coup et au passage votre réputation (professionnelle et personnelle) aussi.
    Game Over Relou et vous avez perdu !
  • 2/ Vous vous écrasez. La discussion sera de toute évidence stérile, vous préférez garder vos forces pour lutter intérieurement. Vous devenez alors l’aigri du service, celle/celui qui souffle, qui se plaint, tout le temps – le rabat joie en somme ! Et qu’on se le dise, personne n’aime les rabat-joies. C’est alors tout le service qui vous délaisse. Relou, il est drôle, en plus il a de la répartie (oui maintenant que vous ne dites plus rien, vous passez pour la carpette et lui pour le gars sympa, marrant et plein de vie). Vous êtes boycotté, vous mangez seul le midi, vous êtes relégué dans la petite chambre au fond du couloir lors des séminaires et ce encore seul. Bref votre vie est devenu un immense vide social au bureau, vous faîtes corps avec votre bureau, votre chaise et c’est bien tout.
    Game Over Relou a gagné !
  • 3/ Vous entreprenez de régler le problème rapidement et de le faire di-plo-ma-ti-que-ment. Vous avez lu quelques ouvrages sur le bien-être, la gestion émotionnelle ou autres sujets en vogue dans les rayons d’épanouissement personnel de la Fnac, vous savez que la première étape est avant tout de relativiser et d’essayer d’être le plus objectif possible. Vous décidez alors de vous mettre une deadline parce que c’est toujours plus simple de sauter le pas quand on se met une date butoir.
    Vous entreprenez alors d’organiser un petit rendez-vous entre Relou et vous. Bien sûr vous veillerez à trouver un lieu discret – l’open space est totalement proscrit, on ne lave pas son linge sale en famille. Il s’agit avant tout de résoudre votre différend, pas de l’accentuer alors amorcez votre discours par une phrase neutre et sympathique qui permettra de rassurer Relou sur vos intentions – non, vous n’avez pas prévu de duel à mort. Les jugements de valeurs sont aussi très peu appropriés et risqueraient d’intensifier votre incompréhension réciproque.
    En exposant objectivement votre point de vue, vous mettez toutes les chances de votre côté pour que votre open space redevienne un havre de paix, ou en tout cas un endroit où il fait bon vivre.
    Mission accomplished !

Et vous, honnêtement, vous auriez choisi quelle option ?