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Composer avec les attentes de la génération Y c’est construire l’entreprise de demain


Entre la génération Y et la précédente, ça passe ou ça casse. « Les entreprises où ça se passe bien sont celles  qui forment leurs collaborateurs de la génération X à la génération Y », observe Jerick Develle, DG d’Adecco Medical. Son message est clair, c’est aux entreprises de s’adapter au vent nouveau.

« Si les entreprises ne sont pas capables d’attirer, de recruter et de garder ceux qui seront les hommes et les femmes de l’entreprise de demain, si elles ne sont pas capables de s’adapter à cette génération, elles ne peuvent pas construire l’entreprise de demain », souligne Jerick Develle, directeur général d’Adecco Medical et conférencier sur un road show à propos de la génération Y. Cette dernière, impatiente, veut des réponses immédiates à ses questions, du sens plutôt que des méthodes. Elle gère mal le conflit, « c’est la première génération à s’être engueulée avec ses copains par claviers et écrans interposés ». Leurs aînés (les X) croient parfois que pour les jeunes la journée de travail s’arrête à 18h00. À 21h00, les pics de connexion aux outils de travail à distance leur donnent tort.

Accompagner

Que l’on parle de tutorat ou de coaching, il s’agit d’accompagner ces nouvelles recrues habituées à gérer le conflit dans l’immédiateté et la distance. « On ne peut pas les accueillir sans cela », insiste notre interlocuteur.

Donner le cap

Les jeunes ont besoin de sens, dans ses différentes dimensions, c’est pourquoi les managers doivent fixer des objectifs clairs, montrer dans quelle direction sans excès de balises. « Ils doivent donner la vision sans se préoccuper du chemin qu’ont emprunté les jeunes collaborateurs pour atteindre un résultat car c’est le chemin qui est source de conflit et le conflit est la première raison de leur départ », pointe-t-il.

Garder le contact avec les absents

Les congés parentaux sont de plus en plus nombreux. Ne pas communiquer, de façon organisée, avec les absents de l’entreprise revient à sevrer une population habituellement immergée dans les flux d’information. « On peut par exemple écrire tous les trois mois aux absents », propose Jerick Develle.

Proposer des parcours singuliers

Il interpelle aussi la fonction RH : « Pour continuer à intéresser ces jeunes, il faut leur proposer, souvent, des missions nouvelles et par conséquent, les former. Pour les garder, la fonction RH doit pouvoir gérer des parcours singuliers. »

Comprendre et accepter de nouveaux codes et outils

Des émoticônes saugrenues, une ponctuation sauvage, pense les X en lisant les Y. Des émoticônes et une ponctuation qui nous parlent rectifient les jeunes. Ces codes, loin d’être un détail, sont une autre source de conflit entre les générations, il convient de ne pas sous-estimer cet aspect. Par ailleurs, « il n’est pas imaginable actuellement qu’une entreprise aient des managers qui ne soient pas rompus aux usages des réseaux sociaux pour comprendre les collaborateurs qui y sont », ajoute-il. Cela concerne aussi les réseaux d’entreprise qui peu à peu remplacent les intranets.  Si en tant que manager on ne s’investit pas dans l’utilisation de ces outils, pour les faire vivre, ils finissent par ne servir à rien.

Garder la maîtrise de ce qui se passe dans l’entreprise

Des outils, encore des outils. Pour les regarder, dubitativement, les profanes ; pour s’en emparer et créer dans l’entreprise des canaux de communication parallèles, les initiés, dont nos fameux Gen’Y. Jerick Develle met en garde contre la création de communautés de « sachants » : « Si l’entreprise ne suit pas le rythme de l’évolution des technologies et des usages, elle risque de perdre la maîtrise de ce qui se passe chez elle du fait de la création de réseaux parfois totalement hermétiques. » Il s’agit donc d’éviter ce phénomène et des sociétés s’y emploient par le biais d’ateliers de formation où les attentes des jeunes (utiliser les outils) rencontrent celles des aînés (les apprivoiser).

Accompagnement d’un Y par un X  d’un côté, formation des X par les Y de l’autre : pour se comprendre, rien de tel que le mouvement dans l’alphabet.

Sophie Girardeau

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