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La polyvalence, entre nécessité et opportunité, un équilibre à trouver


S’adapter, en permanence, un maître mot quand tout s’accélère. Pour les entreprises qui doivent sans cesse renouveler leur offre, pour les salariés qui, pour faire plus avec moins, doivent coiffer plusieurs casquettes.Le point sur les bénéfices et les limites de toujours plus de polyvalence.

Le tout numérique, le tout dématérialisé, l’émergence de nouveaux modèles d’affaires, de nouveaux modes de travail... Quelle entreprise peut s’extraire des bouleversements du monde actuel ?

Mobilisation générale

Dans un contexte hautement mouvant, les leviers de croissance sont plus compliqués à trouver, pour préserver leurs parts de marché, les entreprises doivent sans cesse renouveler leur offre. « Cela induit de l’agilité et de la polyvalence de la part des collaborateurs, et plus particulièrement en PME », explique Anne Pascard, DRH à temps partagé. A fortiori quand la conjoncture est difficile et qu’il est hors de question d’alourdir la masse salariale. Le panier moyen des commandes baisse mais la charge de travail est identique voire supérieure car il faut plus de commandes pour maintenir le chiffre d’affaires. Pour passer un mauvais cap, le chef d’entreprise compte sur une plus grande mobilisation et flexibilité de ses équipes. À force de faire plus avec moins, la polyvalence gagne du terrain.

Employabilité améliorée

Cette flexibilité interne présente toutefois des avantages pour le salarié. « Il renforce ainsi son employabilité en développant des compétences nouvelles », indique notre interlocutrice. Encore faut-il qu’il soit accompagné, par un tuteur, un salarié chevronné, pour acquérir les bonnes pratiques, se faire à d’autres process. Ironie du sort, c’est en TPE/PME où la polyvalence règne que cet accompagnement est insuffisant. Faire sans alors ?, forcer sur l’élastique ? Il s’agit plus de développer une capacité à se développer. La réforme de la formation professionnelle (loi n°2014-288 du 5 mars 2014) y incite. « Elle pousse les entreprises à faire évoluer leurs collaborateurs comme ces derniers à être acteurs de leur évolution. Les salariés vont en effet être propriétaires de leur compteur de temps pour la formation, avoir la main dessus », souligne-t-elle. Qui plus est, l’accès à de nouvelles connaissances est aujourd’hui facilité par les nouvelles technologies, et se prendre en main pour évoluer, inscrit dans l’air du temps – renforcer son anglais par exemple, ou sa connaissance des outils IT.

Un tue-l’ennui et un tremplin

Éloigner la routine est un autre bénéfice pour le salarié. De la diversité des actions qu’il mène peut naître plus de motivation et d’engagement dans le travail accompli, dans le poste, dans l’entreprise. Cette polyvalence peut aussi être une phase transitoire vers une évolution. « Plus les salariés sont ouverts à des missions complémentaires pour sécuriser le service, plus les patrons sont reconnaissants, c’est donc un moyen de se mettre sur les rangs pour une promotion. La polyvalence ouvre des perspectives, on peut grâce à elle se découvrir des appétences nouvelles », poursuit Anne Pascard.

Oui mais

Les jobs multicasquettes posent quand même la question de la qualité du travail, peut-on raisonnablement attendre de quelqu’un qu’il sache bien faire de plus en plus de choses ? « Dans une filière métier, il peut y avoir des experts « volants », si on est dans ce registre, la qualité n’est pas dégradée », constate-t-elle. C’est en revanche discutable quand la polyvalence s’apparente à un grand écart entre les compétences. Les jobs multicasquettes demandent en outre au salarié de s’adapter au maximum avec potentiellement une surcharge de travail ponctuelle. « Si la surcharge s’installe, le collaborateur doit en parler à son manager ». Il faut donc se connaître, être attentifs aux signaux d’alerte, s’ouvrir sur ses besoins en cas de difficulté, là encore, être acteur.

Sophie Girardeau

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